Gérer la différence de libido

 

Pilule et baisse de libido : une simple idée reçue ?

 

 

Votre conjoint a une forte libido. Il réclame souvent vos faveurs. Vous l’aimez, mais vous avez moins de besoins ou une baisse de libido. Que faire?

Les hommes ne pensent qu’à ça

Dans un premier temps, détruisons un mythe. Il est faux de prétendre que les hommes ne pensent qu’à ça. Ils pensent à autre chose… de temps en temps. Leur sexualité est plus génitale. Ils entrent dans l’intimité par le sexe tandis que, chez la femme, l’intimité amoureuse est souvent une condition au désir.

Sollicité heure après heure en raison du niveau de testostérone, plus ou moins élevé selon la personne, l’hétérosexuel est attiré par les courbes féminines. Dans la rue, au bureau, il remarque la poitrine de celle-ci, le galbe de la hanche de celle-là, le parfum d’une collègue, d’une inconnue. Il peut même avoir des fantasmes en reluquant une poitrine ou un popotin.

Infidèle? Pas dans le sens propre du terme. Une fois à la maison, c’est vers vous qu’il concentrera ses pensées, son désir.

L’homme extériorise plus facilement sa sexualité. Son anatomie y est pour quelque chose. Le pénis est situé à l’extérieur du corps alors que, mesdames, votre sexualité est plus intérieure, dans tous les sens du terme.

Un désir plus fort

Les pulsions sexuelles des hommes peuvent devenir épuisantes pour les femmes. Leur désir de procréation, présent depuis la nuit des temps, y est pour quelque chose. Mais l’éjaculation – le plaisir ultime chez l’homme – lui sert aussi d’exutoire pour calmer son stress, ses tensions, voire l’aider à dormir. Et, au petit matin, il s’éveillera avec une érection, qui fera naître ses désirs érotiques.

Adolescent la quasi totalité  des garçons se masturbent pour assouvir ces pulsions. Cependant, plus jeune il aura une vie sexuelle régulière avec une partenaire, plus vite il abandonnera la masturbation et concentrera son désir sur sa moitié. Ainsi près d’un homme sur trois ne se masturbent plus jamais à l’age adulte. A l’opposé les femmes découvrent la masturbation plus tardivement, souvent au début de leur vie sexuelle, et  y ont recours de plus en plus au fil du temps.  (Un article à lire absolument sur le sujet ici .).

Le besoin d’éjaculer

L’éjaculation est bien plus qu’un désir, c’est une nécessité, qui permet de réguler les hormones masculines et de garantir l’entretien de la machinerie. Avoir des érections sans éjaculer peut d’ailleurs causer de nombreux troubles, de l’inflammation de la prostate aux problèmes urinaires. L’OMS s’est même penchée sur le sujet et recommande 3 éjaculations, à minima, par semaine.

Les signes avant-coureur des complications sont les éjaculations nocturnes . Si elles se font régulières (plus d’une fois par mois) ou qu’il y a des érections qui durent avec pertes de liquide séminal (pénis qui « mouille ») il est nécessaire d’agir.

Gardez à l’esprit qu’une fois que l’érection est là, toute la mécanique est en marche, et il devient nécessaire d’aller jusqu’au bout.

 

Quelques trucs pour soulager votre partenaire facilement et rapidement

Pour comprendre les besoins de l’homme, la femme aura tout intérêt à se rappeler les fondements de la sexualité masculine, plus génitale, abordés plus haut. Mais il vous faudra aller plus loin. En modifiant votre perception, vous serez à même de mieux répondre à ses attentes, sans nécessairement vous épuiser. Voici quelques pistes pour soulager rapidement un homme demandeur :

  • La fellation : C’est la pratique reine des préliminaires (voir ici). Et pour cause : menée à son terme elle procure à l’homme une satisfaction sexuelle bien supérieure à toutes les autres pratiques, y compris à la pénétration. S’en passer serait impossible pour bon nombre. C’est aussi un moyen facile et rapide de répondre à ses avances tout en étant certaine de sa satisfaction et de son apaisement pour un certain temps.
  • La masturbation : masturbez le, ou mieux, suggérez à votre homme de se masturber (s’il accepte ). Vous aurez peut-être à revoir vos principes, mais si son désir sexuel est attribuable à une tension extérieure (stress, fatigue), il obtiendra une satisfaction, certes momentanée, mais sans vous épuiser. Vous pouvez aussi vous procurer un masturbateur qui sera plus satisfaisant que la main. (Type fleshlight )
  • Les caresses nocturnes : Une pratique qui a aussi beaucoup de succès. Elle consiste à profiter de son sommeil pour le masturber délicatement et provoquer une éjaculation. Pour un minimum d’effort, il sera nettement moins demandeur le jour suivant.
  • L’éjaculation rapide : C’est la botte secrète des couples durables malgré la différence de désir : réduire le temps avant la survenue de l’éjaculation. L’éjaculation rapide permet une diminution des tensions efficacement sans que vous soyez contrainte de vous forcer ou d’ y consacrer du temps quand vous ne le souhaitez pas. C’est une des solutions les plus plébiscités par les femmes. Un très bon article sur le sujet ici.
  • La chasteté masculine contrôlée : Une pratique devenue incontournable ces 5 dernières années. Son principe est de limiter les érections pour diminuer le besoin d’éjaculer, réduire les frustrations et rétablir un rapport harmonieux au sexe dans le couple. Pour cela une gaine anti-érection est utilisée et permet de contenir les érections. Une pratique plébiscitée par les femmes tout autant que par les hommes. (lire ici un article très complet)

 

Booster votre libido

  • Réalisez des projets en commun : vous êtes fatiguée, il l’est aussi. Essayez de vous réserver quelques moments de détente afin d’être mieux disposée lorsque son désir sera plus intense. Certaines activités, le yoga par exemple, vous aideront à mieux vous détendre et à être plus réceptive face aux besoins de votre partenaire. Et s’il pratique cet art, il saura se contrôler davantage.
  • Osez l’originalité : la routine, c’est bien connu, tue le désir dans le couple. Au lieu de poiroter devant le téléviseur, pensez à des petits jeux coquins, à prendre une douche ensemble, à préparer quelques aliments que vous dégusterez sur son corps transformé en assiette. Qui sait où ces jeux vous mèneront!
  • Planifiez l’amour : si la sexualité vous semble une corvée et que ses besoins ne sont pas comblés, vous devriez songer à inclure, à votre agenda, des moments de rapprochement. Ce moyen n’est pas très romantique, mais il pourrait bien convenir à l’un ou à l’autre. Monsieur saura que, les mercredis, samedis et dimanches, par exemple, il pourra faire l’amour sans essuyer de refus. Il saura alors se montrer plus patient. Par ricochet, ses demandes seront moins pressantes.
  • Parlez de vos besoins : parmi les outils qui favorisent les rapprochements, le dialogue occupe une place importante. Expliquez calmement, à votre homme, vos besoins physiques et tentez de trouver un compromis avec les siens, plus exacerbés. Vous trouverez les mots. Mais évitez les phrases blessantes. Rappelez-vous que, pour l’homme, avoir une relation sexuelle est un moyen efficace, du moins le croit-il, pour vous prouver son amour.

 

Ne perdez pas espoir. Avec l’âge, la sexualité de l’homme se transforme, il devient moins endurant et son niveau de testostérone baisse (A partir de 60 ans). La tendresse fera lentement place à l’urgence de satisfaire ses pulsions. En contrepartie, le désir sexuel augmente avec les années chez la femme.Vous vous rejoindrez sans doute quelque part.

Rappelez-vous qu’il n’existe aucune recette miracle pour accorder la libido de deux personnes de sexe opposé. Toutefois avec un effort de compréhension des besoins sexuels et quelques artifices techniques sauront rapprocher vos différences, pour une vie sexuelle épanouissante.

A lire aussi : L’éjaculation nocturne expliquée    La fellation, ciment du couple?    L’éjaculation rapide, parfois redoutée, parfois désirée    Chasteté Masculine Contrôlées,

Laura P. , Journaliste du couple

Une réponse à “Gérer la différence de libido”

  1. Isa31
    à 05 #

    Merci pour tous ces trucs. Enfin de vrais solutions qui changent des blablas « faites du sport et mange bio ».

    Pour ma petite histoire.
    J’ai 31 ans, lui 35. Cela fait bientôt 10 ans que nous sommes ensembles. Nous avons un petit garçon de 4 ans et une petite fille de 2 ans.

    Lors de ma première grossesse j’étais vraiment épuisée, et avoir des rapports ne me tentais pas du tout. Nous avions en moyenne 2 rapports par mois.
    Il était très demandeur. Parfois il avait des éjaculations nocturnes et je me réveillais les draps plein de sperme (beurk). J’ai essayé de lui en parler, et de lui suggérer de se masturber…. une discussion difficile avec beaucoup de non dits…

    Au bout de quelques mois, il a commencé a voir des difficultés à uriner. Verdict : inflammation de la prostate lié a trop peu d’éjaculation…

    J’en ai parlé a ma sage femme, et elle m’a dit que pendant les grossesses c’était plutôt fréquent…

    Elle m’a conseillé d’essayer d’avoir des rapports plus fréquents, et justement de l’amener à partir plus vite avec sa technique infaillible.

    L’objectif c’est une éjaculation par jour ou tous les deux jours max. Je me suis donc forcé les premiers temps.
    J’ai réintroduit les préservatifs. (épais Manix UtltraProtect) il n’était pas très chaud, mais j’ai prétexté un problème gynéco. (C’est ca ou pas de rapport) Un vrai plus pour éviter de se retrouver dégoulinante pendant 2 jours.
    J’ai pris les devants avec des caresses délicates, en particulier sur les bourses, et sans vraiment le masturber ou lui faire de fellation à pleine bouche. Ca le rend hyper excité avec une énorme envie de me sauter dessus.
    Ensuite préservatif, et pénétration avec lubrifiant (Je ne suis pas très excité généralement); J’essayais de ne pas lui décalotter le pénis en mettant le préservatif (très bon conseil) pour justement éviter trop de stimulation. Quelques va et vient puis simulation d’un orgasme bruyant. Au début il a été surpris, mais généralement il partait juste après.

    Au bout d’une dizaine de fois j’ai su que c’était gagné quand il est parti quand j’ai déroulé le préservatif. Nous ne l’avions pas fait le veille et la tension était palpable lors des papouilles sur popole.

    Après l’accouchement, le gynéco nous a conseillé de ne pas avoir de pénétration pendant un mois. Pour l’apaiser, je lui ai acheté un sextoy (vagin artificiel) pour compenser. Il a été un peu surpris, mais a été totalement ok. Il aimait bien me masturber en même temps que j’utilisais le sextoy sur lui. Du coup je simulais un orgasme, il partait, etc… Un rituel bien être qui ne prenait que quelques minutes. Notre relation est devenu beaucoup plus sereine, plus détendu, aimante et moins tournée vers le sexe.
    Avec le temps il partait vraiment rapidement, des fois même avant de pouvoir utiliser le sextoy.

    Au bout d’un mois nous n’avons finalement pas repris. Le petit m’épuisait.
    La nuit je me levais pour allaiter….

    Un an plus tard j’ai commencé a avoir des envies. Ses caresses m’excitaient de plus en plus, mais il la pénétration ne me disait rien. De plus comme il partait rapidement, il arrêtait de me caresser trop vite. J’ai commencé a me masturber juste après, quand quand il s’endormait. Le redécouverte de mes plaisirs et de mon corps.
    Une copine m’a conseillé d’essayer la cage de chasteté. Un bien grand mot, pour un bien petit objet. J’ai longtemps hésité mais j’ai sauté le pas. Quand je lui ai proposé, je lui ai dit que c’était pour expérimenter quelque chose de nouveau. Il a répondu « Pourquoi pas »

    La première fois c’est un peu compliqué a mettre en place. Mais il a été hyper séduit. Il m’a sauté dessus, mais pas pour se « vider ».Il m’a fait un cuni extraordinaire. J’ai eu un orgasme dont je me rappelle encore.
    Juste après je lui ai retire et c’est sorti tout seul. Il avait l’air aux anges autant que moi.

    J’ai des envies environ une fois par mois. A ces moments là nous utilisons la gaine. Le reste du temps, je le soulage comme à l’habitude. Il vient généralement en moins d’une minute, parfois quelques secondes.

    Nous avons trouvé un rythme fabuleux et un épanouissement extraordinaire. Je suis comblée et lui aussi.

    Vraiment n’hésitez pas les filles.

    PS : Pour concevoir notre petite cela a été assez cocasse.
    Lors des premiers essais il était hyper excité et il éjaculait avant d’entrer. On nous avait conseillé d’espacer 2 ou 3 jours. C’était trop pour lui.
    La 4eme fois il fini par rentrer et c’est parti immédiatement. Cela faisait longtemps qu’il n’avait pas eu la sensation de mon vagin sans préservatif.
    Les fois suivantes ca allait un peu mieux déja. Nous avons eu Lucie dés le premier mois et nous avons pu retourner à nos petites habitudes.

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